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Abdou Mbae, employé du nettoyage invisible: les nettoyeurs de l'aube - PAU francés 2000

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Invisibles et Tenaces - Allan Berger
Lorsque Abdou Mbae, 33 ans, quitte les Comores il y a cinq ans pour rejoindre son frère et sa soeur à Paris, il a un objectif en tête: suivre des études de sciences économiques. Le voilà donc inscrit à l’Université, rue d’Assas. «Mais c’était vraiment très dur. Il m’a déjà fallu deux ans pour passer la première année, et ça ne s’est pas arrangé en deuxième année. C’est pour ça que j’ai cherché du travail». D’abord, des horaires compatibles avec ses heures de cours. Un de ses amis comoriens qui y travaille le fait entrer dans une société spécialisée dans le ménage de bureaux. «Il y a toujours des postes, parce que beaucoup de gens ne supportent pas le rythme, c’est très pénible». Le rythme, ce sont surtout les horaires discontinus une première tranche de 6 heures à 9 heures, avant l’arrivée des «clients», les occupants des bureaux, puis de nouveau après leur départ, de 19 h 30 à 21 h 45. Dans les mêmes bureaux, ceux d’une grande agence de communication parisienne. «Le matin, on est 15, avec plusieurs femmes de ménage. Moi, je m’occupe surtout des ascenseurs et des entrées de parking». Mais le gros du travail, c’est le soir. Une équipe de quatre seulement, «pas de femmes, c’est trop dur», qui vident les cendriers et les poubelles dans des sacs immenses, «très lourds à porter. En décembre, janvier, février, c’est le pire. Les clients travaillent plus tard, ils fument plus et surtout ils jettent plus de choses. Et en plus les déchets des célébrations de fin d’année!» Résultat: un seul bureau suffit alors à remplir un sac. Et à raison de deux étages (soit une cinquantaine de bureaux) par personne ça devient franchement impossible de terminer en deux heures et quart. «Alors on déborde: 11 heures, 11 h 30. Jusqu’à ce que les bureaux soient propres. Sinon, de toute façon, il faudra terminer le lendemain matin. En cas de problème, le client se plaindra à la société, et nous en supporterons les conséquences». Tout ça, bien entendu, sans être payé un centime de plus. La base, c’est le salaire minimum. Impossible de faire entendre raison au patron, qui se refuse à augmenter le quota d’heures réservées à ce travail. Il se réfugie derrière des impératifs commerciaux. Les heures sont négociées avec le responsable des services généraux du client.
«Quand on insiste vraiment beaucoup, il peut quand même renégocier avec son client. Il l’a déjà fait», précise Eric, délégué du personnel et chef d’équipe.
Habitant le foyer des travailleurs de Champigny, Abdou se lève toute la semaine à 4 h 30, un peu plus tard le samedi puisqu’il travaille de 8 heures à midi. Et n’est jamais rentré avant 23 heures au plus tôt. Malgré tout, maintenant qu’il a abandonné ses études, il aimerait bien travailler plus. «En tout, ça ne me fait que 30 heures par semaine, et 3 800 francs par mois».
Certains de ses collègues travaillent dans une autre entreprise pendant la journée, comme Eric, qui nettoie le Gymnase Club des Champs-Elysées et arrive ainsi à cumuler 8 heures quotidiennes. «Mais ils préfèrent avoir plus de salariés à temps partiel, pour être sûrs d’avoir toujours du renfort en cas d’absence». Et ce n’est qu’après des mois ou même des années de bons et loyaux services, si le chef d’équipe est satisfait et le fait savoir à la direction, qu’on obtient ces heures de jour.
D’après Le Nouvel Observateur, du 23-9-1999 au 29-9-1999

Ces Parisiens qui ont choisi de vivre à une heure de la capitale . PAU 2000

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Ces Parisiens qui ont choisi de vivre à une heure de la capitaleC’est une espèce qui se multiplie à Chartres, Vendôme ou Amiens: pour mieux vivre à Paris, ils ont décidé de ne plus y dormir. A une station de TGV*, ils ont trouvé la nature, des vieilles pierres et de l’espace.
La SNCF* fait parfois des miracles: en se modernisant, elle a mis Paris à la campagne. Cinquante minutes pour traverser Paris en métro de la porte de Saint-Cloud à la porte de Montreuil: c’est huit de plus qu’il n’en faut pour aller à Chartres en train. Avec la multiplication des lignes de TGV, Paris n’a jamais été aussi proche des villes résidentielles qui bordent l’Île-de-France*.  Le Mans, Tours, Rouen, Orléans, Chartres, Vendôme ou encore Amiens ne sont plus qu’à une heure de la capitale. Du coup, ils sont de plus en plus nombreux à venir travailler chaque jour à Paris en évitant d’y résider.
Avantage décisif: l’espace. Le loyer d’un grand deux pièces à Paris équivaut à un 100 mètres carrés en plein centre de Rouen ou de Tours (4700 F). Rêve de Parisien, la maison avec jardin devient une réalité, d’autant plus avantageuse que la famille est nombreuse. Catherine et Dominique Forgue en ont fait le calcul simple, il y a dix ans, lorsque la venue de trois enfants a rendu trop petit leur appartement à Paris. C’était le signal de l’exil.
C’est donc à Vendôme, quelques mois avant la mise en service du TGV, que les Forgue ont trouvé leur «château» : une maison de 300 mètres carrés, avec une dizaine de chambres et un grand jardin. Le couple l’a achetée pour 8000 francs par mois. De là, Dominique, monteur vidéo indépendant, va travailler à Paris tous les jours en 42 minutes. Comme lui, beaucoup de Parisiens sont séduits par l’idée d’aller s’établir dans les villes situées au-delà de la deuxièmecouronne, déjà trop urbanisée. Pollution, loyer élevé, circulation automobile saturée (en hausse de 2 % par an), sentiment d’insécurité croissant… Voilà ce qui pousse certains Parisiens à s’exiler à 100, 150 et même 200 kilomètres.
L’atmosphère des petites villes est chaleureuse, comme à Rouen et à Tours, animées par la présence de plusieurs milliers d’étudiants. La proximité de la nature et les possibilités de relaxation et de promenades y sont aussi pour beaucoup. «Lorsque je sors de chez moi, je suis à la campagne à 5 minutes en voiture et à 10 minutes à pied », explique Jean-Luc Houeto, habitant de Tours et interne à l’hôpital Saint-Louis à Paris.
Mais vivre entre Paris et la province a un prix, à commencer par celui du transport. L’abonnement mensuel de la SNCF coûte tout de même de 2000 à 4000 francs. Sans compter le prix du parking et les frais d’entretien d’une voiture, indispensable en province pour pallier le manque de transports en commun. Autre inconvénient de taille: le temps de transport. Soumises à la fréquence des trains et aux horaires des derniers départs de Paris, les journées de travail s’allongent. Autant de sorties en moins et autant d’occasions en moins de voir ses amis.
D’après Le Nouvel Observateur, du 28-10-1999 au 3-11-1999

How do you build a Pyramid? - PAU Cataluña inglés 2000

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Soaring stones - Maureen ClemmonsKneeling before a 180-kg concrete obelisk in the hills northwest of Los Angeles, Maureen Clemmons murmurs a prayer to the ancient Egyptian god of wind. An hour passes. Then a strong air-current straightens the strings that connect the obelisk to two nylon kites1, shaped like the ones used in parasailing2. Very soon the kites start pulling the obelisk and drag it across a green grassy field. Clemmons and her 12 assistants cheer vigorously.
For three years, Clemmons, 42, who runs a hair-care-products company and has no formal scientific training, has spent all her spare time and more than $10.000 of her own money trying to solve everyone’s favourite engineering enigma: how the Egyptian pyramids were built.
Over the years, researchers have experimented with everything from ramps to levers3 in failed attempts to move duplicates of the three-ton pyramid stones.
Inspired by winds that hit her home in Reseda, Calif., each November, Clemmons recalled4 that even stronger winds blow in Egypt from February through June. Then she remembered that the Egyptians mass-produced linen5 for their boat sails, and that some hieroglyphs suggest that the pyramids were raised by “invisible gods in the sky.” Clemmons concluded that the ancient Egyptians could have used a system of large kites to lift the pyramid stones into place.
Does it sound ludicrous? That’s what most of her friends said. So Clemmons did some research and talked to Mory Gharib, an aeronautics engineer at the California Institute of Technology, who surprised everyone by supporting her concept. “It needs more study,” Gharib says, “but all of the mathematics works”. Others were persuaded by what they saw. “I thought it was bullshit,” admits Lynn Velazquez, an administrator at Pepperdine University. “Then I saw Maureen use a kite to lift up a heavy log, and I started to believe.”
The kite theory evokes a rolling of eyes, however, from professional Egyptologists, most of whom believe the pyramid builders used ramps. Many of these experts are fed up with so many amateurs pushing bizarre theories that often involve space aliens. Mark Lehner, a Harvard archaeologist widely regarded as the leading U.S. expert on the pyramids, was so shocked at the kite theory that he declined comment. Zawi Hawass, Under Secretary of State for Egypt’s Giza plateau, explained that “Egyptologists call people with these kinds of theories ‘pyramidiots.’”
To carry out further tests in California’s Mojave desert a $100.000 research fund is needed. To that end, Clemmons has persuaded several companies to collaborate on a new perfume labelled Ala (Latin for “wing”) that will sell in pyramid-shaped bottles. The profits will go to the kite-research project.
If these additional tests are successful, Clemmons wants to demonstrate her theory on a much grander stage in the shadow of the Giza pyramids outside Cairo. “Other research expeditions had a bunch of men pushing and pulling,” she says. “Mine will be me and my girlfriends with kits and a pack of beer, sitting in lawn chairs, waiting for the wind to kick up.”

Common sense about smoking - PAU Cataluña inglés 2000

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Smoking kills slowlyIt is often said, ‘I know all about the risk to my health, but I think that the risk is worth it.’ When this statement is true, there is not much you can say. Everyone has the right to choose what risks they take, however great they may be. However, often the statement really means, ‘I have the nasty feeling that smoking is bad for my health, but I would rather not think about it.’ When some of these people are asked to explain what they think the risk to their own health is, very few get far in personal terms. This reaction can be observed in different aspects.
When it is explained that the number who die of lung cancer in Great Britain in one year is the equivalent of one every twenty-five minutes or is four times as many as those killed on the roads, the significance is more apparent. The one-in-eight risk of dying of lung cancer for the person who smokes twenty-five cigarettes a day is better understood with this analogy. If, when you board a plane, the girl at the top of the steps welcomed you aboard with the greeting, ‘I am pleased that you are coming with us –only one in eight of our planes crashes,’ how many would think again and make other arrangements? Lung cancer is a disease which kills quickly.
However, one of the difficulties of making people aware of the danger, is that, despite the big epidemic of cancer, there are many who have no experience of it among their family or friends yet .
Smokers easily suggest an association between disease and air pollution by industrial smoke or by car fumes but are reluctant to accept the relation to cigarette smoking. These people think that ‘they’ ought to do something about air pollution, while forgetting that ‘I’ would have to change smoking habits. It is true that those living in cities are more likely to get lung cancer and bronchitis, but the difference between town and country is not so meaningful. Mechanics in garages and London traffic policemen do not appear to have any excess of lung cancer or related illnesses, like artery disease, tuberculosis and duodenal ulcer. What seems likely is that town smoke and cigarette smoke are cumulative in their effects.
The economic aspect of smoking can be interpreted in many different ways. On the one hand, the money gained by the Government from tobacco taxes is thousands of millions. Such big numbers are only used by astronomers or by engineers building spaceships for space travelling. From the point of view of the smoker, however, twenty-five cigarettes a day, cost over $1.000 a year. If you start young, by the time you’re sixty the accumulated capital almost equals your retirement pension. The cost of a lung cancer is the equivalent to several years of the smoker’s salary. All this has led some doctors to create a cynical name for a packet of cigarettes –‘a two-pound do-it-yourself cancer kit’

Ces messieurs qui travaillent à temps partiel - PAU francés 2000

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Père avec ses enfantsLe temps partiel n’est plus réservé aux seules mères de famille. Les hommes aussi franchissent le pas, au nom du bonheur de vivre. Même s’ils doivent en assumer les risques.
Vive la vie! «Travailler quarante-cinq heures par semaine, cinq jours sur sept, et emmener des dossiers le week-end? Merci, ça suffit! Aujourd’hui, je veux du temps pour moi!» Faute de promotion, Pierre Cocha, 53 ans, cadre* administratif, a décidé d’arrêter après quinze ans passés au sein d’un grand groupe. Aujourd’hui, il travaille trois jours par semaine comme directeur administratif et financier pour une petite entreprise de la région d’Avignon. «Je consacre une journée à mes cours et à mes répétitions de théâtre et une autre aux tâches ménagères, explique-t-il. Ma femme est ravie. Finis les weekends à courir les magasins, à s’occuper des papiers administratifs… Nous avons le temps d’aller au cinéma et de voir nos amis sans être pressés ou fatigués.» Vivent les heures passées tranquillement à la maison, la plénitude personnelle et le bonheur d’avoir le temps! Le temps partiel n’est plus réservé aux seules mères de famille à la recherche d’un mercredi après-midi. Même si les Français de sexe masculin travaillant à temps partiel restent une espèce rare, celle-ci se développe à grande vitesse. Certes, elle ne représente encore que 5 % des salariés et seulement 2 % des cadres. Mais ces oiseaux rares font des petits: il y a encore deux ans, seuls 1 % des cadres avaient franchi le pas. Et il est probable que les 35 heures vont encore faire évoluer les mentalités.
Nombreux sont les cadres, en effet, qui ne se laissent plus conditionner par un agenda surchargé. Les débats sur les 35 heures qu’il y a eu dernièrement en France au sein des entreprises ont largement contribué à délier les langues*. Les cadres, qui n’osaient pas avouer leur envie de ralentir le rythme de peur des représailles de la part de leur employeur, en parlent maintenant plus volontiers. Les visites très médiatiques et très contestées des inspecteurs du travail dans de grandes entreprises comme Alcatel ou Thomson pour y contrôler les horaires des cadres ont ouvert des perspectives.
Cette aspiration à travailler moins apparaît particulièrement chez les plus jeunes. Depuis janvier 1998, Bruno Hernandez, 29 ans, ingénieur à Gaz de France, pratique ainsi sans aucun complexe la semaine de quatre jours: «Je fais mon travail exactement comme avant. Rien n’a changé. Sauf que je suis plus relaxé lorsque je rentre du week-end!» Lorsque Gaz de France met en place il y a un an l’accord sur les 32 heures, il n’hésite pas un seul instant: sa baisse de salaire n’est que de 5 % et, surtout, il a du temps à passer avec sa femme, qui s’est convertie elle aussi au travail à temps partiel.
Un extraterrestre dans une compagnie du gaz, Bruno Hernandez? Pas du tout. Il y a deux ans, un professeur qui demandait à ses élèves s’ils seraient intéressés par un travail à temps partiel a vu, avec stupeur, la moitié de la salle lever le doigt. Même les jeunes hommes semblaient apprécier cette possibilité. Les jeunes aussi veulent gérer leur temps. On rêve d’équilibre harmonieux entre vie professionnelle et vie privée… Et, donc, de temps partiel.
D’après Le Point, 3-9-1999

Rhinoceros lake - PAU Madrid 2000

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Rhinoceros headHumour is not something exclusive to any particular culture or profession. Just think of jokers and tricksters. These characters have always existed in all societies and in all fields of human activity. In the first part of the twentieth century, some famous jokes which took place in different parts of the world and in different settings were so successful that they became enduring misconceptions. A good instance of this is provided by Hugh Troy, a well-known American artist who spent most of his life tricking people around him just for the fun of it.
One winter in the 1920s, while he was a student at Cornell University in Ithaca, N.Y., Troy got hold of an old wastepaper basket with a real rhinoceros foot as its base. He filled it with metal weights and tied 30 feet of rope to either side. Late one night he and a friend carried it out onto campus, suspended between them. Every few feet they would lower it into the snow, their own footprints so far away as to raise no suspicions.
The next morning someone noticed the prints and told the learned professors of his discovery. Excitedly, they followed the rhinoceros tracks. The trail led out onto the ice covering Beebe Lake, which connected to the school's source of drinking water. There the tracks ended in a gigantic hole. It is said that half the population of Cornell stopped drinking tap water for some time. Those who continued to drink it tasted like rhinoceros.

The Bermuda Islands

The Bermuda Islands - landscape
Many visitors have been attracted to the string-of-pearl islands of Bermuda ever since Spanish explorer Juan de Bermúdez sailed by these luxuriant volcanic islands in 1511. As the story goes, Juan “came, saw, left his name and fled”. He did not dare to venture close to shore because of the surrounding coral reefs –the world’s top scuba-diving* destination today-, which were a dreadful sight to 16th-century sailors.
One of the first to set foot on Bermuda was accidental British “tourist” Henry May, whose French vessel was snared by the Bermudian coral reefs and ran aground on them in 1593. Nevertheless, the most famous fortuitous visitors were the shipwrecked passengers of a flagship that was sailing to Virginia in 1609, under the command of British Admiral Sir George Somers with the mission to rescue starving colonists in there. The Sea Venture, as his flagship was called, hit one of the reefs and could not sail any farther. Somers claimed the islands for Britain, and a passenger’s account of the shipwreck that was read by Shakespeare is believed to have inspired him to write The Tempest.
Today the main force working to attract visitors to Bermuda is the Ministry of Tourism, whose tireless minister, D.H. Allen, has launched a promotion campaign. Mr Allen’s aim is to mend the previous government’s neglect of the islands’ main industry and to restore Bermuda to its former glory as an elite vacation site for educated tourists who want more than just sun and sand.
* scuba-diving > buceo
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