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Les telephones intelligents, trop envahissants? - EOI francés B2

Les telephones intelligents, trop envahissants?
L'usage excessif des iPhone et Blackberry, commence à inquiéter certaines entreprises qui n'hésitent pas à les faire interdire pendant les réunions pour que les salariés restent concentrés.
Les "téléphones intelligents", trop intelligents, seraient-ils devenus la bête noire des entreprises ? La salve est venue d'Alain Afflelou qui s'est lancé dans une diatribe pour dénoncer les BlackBerry, le 12 novembre dernier sur Europe 1. Il mettait en avant la question de la sécurité, pour les données confidentielles, ainsi que l'addiction engendrée selon lui par les BlackBerry. Décision a été prise de les remplacer par un ordinateur portable, alors que c'est lui-même qui les avait introduits au sein de sa société, il y a un an.
Sans aller aussi loin qu'Alain Afflelou, des entreprises ont déjà commencé à les interdire pendant les réunions, pour que leurs salariés restent concentrés. Si pour le moment aucune étude sérieuse n'a été faite sur les dangers de ces supers téléphones au travail, Bernard Salengro, médecin du travail et membre de la CFE-CGC, la Confédération française de l'encadrement, joint par TF1 News, reconnaît plusieurs remontées de témoignages de la Médecine du travail qui confirment une dépendance à ces appareils. Il met en avant le manque de dialogue et le stress. Stress engendré, entre autre, "par le manque de séparation entre vie privée et publique". Il ajoute :"Les employés sont soumis a une pression permanente, ils ne se déplacent plus pour parler à un collègue mais communiquent uniquement par portable mobile. Il n'y a aucune pause pour le cerveau qui n'a pas été construit pour ce rythme là".
Virginie Govaere, chercheuse à l'INRS, dans le département "Homme au travail", rechigne à parler d'addiction mais constate qu'il y a "une segmentation de l'activité : ces outils, ultra-performants, nous interrompent, demandent des décisions rapides sans le temps de la réflexion et à chaque interruption demandant un effort de reconcentration".
D'autres pays ont commencé à s'alarmer de ce phénomène. Le site BusinessMobile.fr rapporte que le phénomène d'addiction aux terminaux BlackBerry inquiète les autorités canadiennes. Selon Reuters, Richard Fadden, ministre adjoint de la Citoyenneté et de l'Immigration au Canada, a envoyé une consigne à ses employés pour appeler à un usage raisonnable du terminal. Dans sa lettre il recommande à ses équipes d'éteindre leur appareil entre 19h et 7h ainsi que le week-end et en période de congés.
D'après le journal britannique Independent on Sunday plus d'un tiers des utilisateurs de BlackBerry au Royaume-Uni, montrent des signes d'addiction presque semblable à des symptômes de l'alcoolisme. Aux Etats-Unis, certaines entreprises auraient déjà fait l'objet de plaintes de la part de leurs employés qui les accusent d'être directement responsables de leur divorce. Le Blackberry plus fort qu'une maîtresse ? 
Source: ©  TF1 News le 19 novembre 2009

Ils ont osé tout plaquer. Et après? - EOI francés B1

Ils ont osé tout plaquer

Laurence Passy 40 ans

« Je travaillais pour une entreprise de lunetterie à New York. Professionnellement j’étais au top. Et puis, j’ai eu un très grave accident de cheval : je me suis retrouvée à l’hôpital, partiellement paralysée. Ma boîte s’est “séparée” de moi, mon mec aussi. Je n’avais pas le moral ! C’est grâce à ma psy que j’ai compris qu’il fallait que je change de vie.
Après l’accident, je me mets à la recherche d’un vignoble dans le Sud-Ouest. Sur le chemin, en Auvergne, je m’arrête dans un très joli village médiéval, “ressuscité” par une copine d’enfance.. Je m’entends lui dire : “Appelle-moi si tu as des soucis.” Trois mois plus tard, son affaire est à vendre.
Coup de foudre. J’ai investi quinze ans d’économies pour redonner une âme à ce lieu sublime. Je suis ravie. Je suis au four et au moulin de 7 heures à 1 heure du matin, je fais plaisir et je “me” fais plaisir: j’ai une clientèle de couples d’amoureux. »

 

Léon Petit 53 ans

« En Italie, j’étais une star de cinéma : j’avais tourné 45 films, dont 38 premiers rôles. En 1985, je suis choisi pour tenir le premier rôle dans le plus grand feuilleton français jamais réalisé: “Châteauvallon”.
Je ne pouvais plus faire un pas dans la rue sans que l’on m’arrête. Je venais de rencontrer une dame qui allait changer ma vie et devenir mon épouse, une excellente antiquaire. J’ai pris le risque de tout laisser tomber. Ensemble, nous avons ouvert une boutique aux Puces de Saint-Ouen. Si demain, comme me l’a prédit une voyante, un grand metteur en scène me proposait le rôle de mes rêves, je ne suis pas sûr que j’accepterais. Le métier d’antiquaire n’est pas facile, mais je l’adore. »

 

Estrella Martinez 35 ans

« Petite, mes parents, musiciens, m’emmènent au Kenya pour l’inauguration de l’Opéra de Nairobi. Je comprends que ma vie est là, en Afrique. En Autriche, mon pays natal, je me désespère. À 14 ans, je vole de l’argent à mes parents et m’envole pour Nairobi. Interpol me retrouve trois jours plus tard. Retour à la case départ.
Ensuite, j’épouse un Français à Paris. Je suis heureuse… le jour. La nuit, je me réveille en pleurs avec une pensée lancinante : “Tu t’es trahie.” Un documentaire télé sur les gorilles me fait l’effet d’un électrochoc. Je décide de tout larguer – Paris, mon job, mon mari – pour le reportage animalier. John Paris, un milliardaire anglais, me confie un projet : la réintroduction de gorilles dans leur milieu naturel, au Congo.
Pendant quatre ans, c’est le bonheur. Mais la guerre civile au Congo nous plonge, moi et mes gorilles, dans le cauchemar. Je dois fuir. De retour à Paris, je suis brisée : une blessure au genou m’immobilise. Je décide de me mettre à l’écriture. Soudain, un soir d’août, à la campagne chez des amis, je ressens la même sensation qu’à 15 ans. Le désir de vivre et de larguer les amarres est à nouveau très fort. Dès que mon livre sera publié en France, je repars en Afrique de l’Est réaliser un projet sur les éléphants. »

 

Pierre Piset 40 ans

« Au lycée agricole, on me traitait de “de bon à rien”. J’ai découvert la culture grâce à un prof qui nous emmenait au théâtre. Je n’ai jamais été un grand lecteur, mais j’ai de grandes oreilles ! Je me souviens du soir où tout a basculé. On était en juin 1990. Nous avions organisé une fête afin de récolter des fonds pour des amis en difficulté. Les spectateurs étaient scotchés à leur chaise en voyant mon interprétation. C’était l’ébauche de ma première pièce. Puis tout s’est enchaîné. J’ai rencontré Marine, une prof de philosophie… Aujourd’hui, je gère une compagnie et un théâtre de 150 places. Je suis heureux. »

Le Centre Pompidou à la conquete des villages - EOI francés B1

Le Centre Pompidou à la conquete des villages
Et le Centre Pompidou créa… le musée mobile. Mais cette structure nomade ne verra le jour que si les mécènes sont au rendez-vous. Concrètement, le patron de Beaubourg, Alain Seban, doit trouver 3 millions d'euros pour financer la construction de ce musée itinérant… destiné à "amener l'art dans les territoires mal irrigués par l’offre culturelle", comme il l'a annoncé lors de la présentation du projet à la presse, jeudi 5 novembre. Autrement dit, transporter Picasso ou Matisse dans les campagnes.
Pour la construction, M. Seban avance "la fin de 2010", .en observant que "2009 devrait être un record en termes de mécénat pour le Centre Pompidou". La présentation du musée mobile s'apparente davantage à une séance destinée à séduire des investisseurs. Et des futurs clients, qui auraient envie d'avoir des maîtres du XXe siècle chez eux… L'idée est d'installer le Centre Pompidou mobile durant un an dans une région, dans trois lieux différents. Les collectivités locales qui accueilleront la structure devront payer. "Chaque étape coûtera 300 000 euros", précise M.Seban…
Les premiers tableaux, dévoilés par la conservatrice Emma Lavigne, en charge de la première exposition, sont prometteurs.
Celle-ci sera dédiée à la "couleur", un thème assez large pour y mettre ce que l'on veut. Dans l'ordre des oeuvres citées : Nature morte au magnolia (1941) de Matisse, Femme en bleu (1901) de Picasso, La Gamme jaune (1907) de Kupka…
Comment assurer la sécurité des oeuvres, alors même que le lieu doit être suffisamment ouvert et attractif pour faire venir un public qui n'a pas l'habitude d'entrer dans un musée ? Patrick Bouchain a conçu l'objet dans l'esprit d'un chapiteau : une structure en bâche démontable.
La construction s'apparente à un jeu d'assemblage : des formes géométriques très colorées - violet, vert, orange - incarneront chacune un espace… M. Bouchain les appelle des "baldaquins" ou "baldacos", en hommage à ces tentures d'étoffe riche que fabriquait l'Irak, explique-t-il. Chaque zone sera plus ou moins sécurisée : "On peut imaginer que la Femme en bleu sera blindée, derrière une vitrine. Et que des installations de Buren, ou autres, permettront au public de toucher l'art.
"M. Bouchain, au début des années 1990, avait créé des "petites maisons foraines" alors que Jack Lang, ministre de la culture et de l'éducation, avait fait de l'art à l'école l'une de ses priorités.
L'extérieur du musée mobile sera très accrocheur, mais l'intérieur sera neutre pour laisser la place aux oeuvres. Et au spectacle. Des comédiens recrutés localement auront pour mission de "scénariser" le parcours afin d'aider les visiteurs à entrer en contact avec l'oeuvre. Les croquis de M. Bouchain sont prometteurs. Il n'y a plus qu'à attendre le feu vert pour la construction - et l'argent.
Le Centre Pompidou mobile fait partie des dix projets de la Commission pour la création artistique animée par Marin Karmitz (Le Monde du 11 septembre), dont une des missions est de toucher un public qui ne fréquente pas les lieux de culture.
Cette annonce est aussi un pas de plus dans la politique de délocalisation des oeuvres par les grands musées, dans le but, notamment, d'alimenter les caisses. Le Louvre, Orsay ou le Centre Pompidou ont dans un premier temps développé la location d'expositions à des musées riches, au Japon, en Australie ou aux Etats-Unis. Il y a eu ensuite la création de musées-bis, comme le Centre Pompidou à Metz (ouverture au printemps 2010) et le Louvre à Lens. Ou encore l'opération Louvre à Abou Dhabi. Voilà le mini-musée qui viendra frapper à la porte des gens, tel le camionboulangerie dans les villages.
On ne connaît pas encore la première destination du musée. Mais M. Bouchain s'est déjà fixé un objectif : "Etre à Marseille en septembre 2012", ville qui sera capitale culturelle de l'Europe en 2013. 
Clarisse Fabre
Source: Le Monde
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